la genÈse du projet

Alors que la population française dépense chaque année plusieurs milliards € en soins dentaires, et que d'après l'Inspection Générale des Affaires Sociales (Igas) : " le retard français en matière de prévention et d’hygiène bucco-dentaire reste flagrant malgré les actions menées par l’assurance maladie et les chirurgiens-dentistes ", on pourrait s'étonner, à première vue, que le marché de la prévention dentaire primaire1 se soit peu développé en France depuis les années 80, un marché confidentiel relativement inconnu du grand public2 situé, pour faire simple, entre " une bonne santé " et " le stade 1 d'une carie " comme illustré ci-dessous.

Cependant, en pénétrant dans les coulisses de la politique (stratégie) de prévention dentaire menée par les pouvoirs publics (budget annuel +/- 92 millions €)3, on découvre que le sous-développement de ce marché n'est en réalité pas le fruit du hasard, mais le résultat de 2 principales raisons produites par 2 causes.

LES RAISONS
:


Tout d'abord, les besoins (très spécifiques) définis dans le cahier des charges des marchés publics de prévention dentaire lancés tous les ans sur l'ensemble du territoire national par l'intermédiaire des Cpam n'ont (toujours) pas changé ou évolué sérieusement depuis 1989, date à laquelle la solution de prévention primaire correspondant précisément aux critères (sur mesure) définis dans ce cahier des charges est achetée sans discontinuer depuis plus de 30 ans maintenant à un candidat en particulier avec une concurrence " quasi inexistante " selon l'Igas, ce qui empêche (toujours) les nouveaux entrants potentiels 4 dans ces commandes publiques de pouvoir proposer des solutions innovantes en phase avec les besoins des bénéficiaires finaux (assurés sociaux), et ce malgré les recommandations de la CCMOSS : " Afin de permettre aux opérateurs économiques de proposer des solutions innovantes, les organismes de Sécurité sociale ont tout intérêt à exprimer leurs besoins en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles, ce qui permet de laisser l’initiative aux candidats sur les modalités techniques de la solution. " (cf. guide) ... Un boycott fournisseurs innovants qui ne dit pas son nom !

Ensuite, les assureurs, tous statuts confondus (Sociétés d'assurance, Mutuelles, Institutions de prévoyance), dépensent (investissent) peu d'argent sur ce marché primaire, pour ne pas dire quasiment rien, alors qu'ils dépensent chaque année en France : des milliards € sur le marché des soins dentaires conservateurs (prévention secondaire), des milliards € sur le marché des soins dentaires prothétiques (prévention tertiaire), et des milliards € pour guérir certaines maladies aggravées par une mauvaise santé orale5, des dépenses de santé payées en réalité par les consommateurs français avec leur casquette d'assuré par le biais du marché de la Complémentaire santé, mais pas seulement.6

LES CAUSES :

La première est structurelle

En effet, le modèle économique " inversé " des assureurs7, selon lequel le prix de vente d'un produit d'assurance (la prime) est fixé avant de connaître son prix de revient (le coût du sinistre), comporte des faiblesses structurelles liées au financement hybride (Sécu - Mutuelle) du système de santé français, un talon d’Achille qui n'encourage pas les assureurs opérant en France, en dehors d'une obligation réglementaire (exemple), d'acheter en direct des solutions pertinentes de prévention primaire, notamment dentaire, du moins d'investir sérieusement en prévention santé.8

La seconde est anticoncurrentielle et antidémocratique

En effet, alors que le modèle économique des dentistes français est dépendant financièrement des soins dentaires prothétiques (2/3 du chiffre d'affaires d'un dentiste selon la FSDL), on peut s'étonner que la politique (stratégie) de prévention dentaire menée par les pouvoirs publics soit conseillée, pour ne pas dire écrite, depuis les années 80 par une association de dentistes, d'autant que cette association est aussi le principal candidat des marchés publics précités (On n'est jamais mieux servi que par soi-même !), un conflit d'intérêts qui soulève de multiples questions de concurrence (dé)loyale et de manquements au devoir de probité de certains acheteurs publics dès lors que les principes à valeur constitutionnelle de liberté d'accès à la commande publique, d'égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures n'ont visiblement jamais été respectés jusqu'à maintenant dans ces marchés publics.

Au final, les assurés français sont les grands PERDANTS dans cette histoire de sous-développement du marché de la prévention dentaire primaire, aussi bien sur le plan sanitaire (dégradation de leur santé orale et générale) que financier (perte de pouvoir d'achat liée à l'augmentation des dépenses de santé et du prix des assurances6), surtout pour les plus vulnérables.

D'ailleurs, certains chiffres parlent d'eux-mêmes :

- la facture dentaire de la population française a quasi doublé en 20 ans, puisqu'on est passé d'une facture annuelle de 6,7 milliards € en 2000 à presque 12 milliards € par an en 2020, dont 6 milliards € servent uniquement à financer des soins prothétiques, des soins qui sont la preuve, s'il en fallait une, que la solution de prévention primaire " clé en main " achetée depuis plus de 30 ans par les pouvoirs publics est inefficace (CQFD) ;

- le prix HT payé par les assurés français pour bénéficier d'une Complémentaire santé a augmenté de 91% en 20 ans.

À ce jour, il est (toujours) difficile de mettre fin à cette situation de conflit d’intérêts à cause d'un lobbying permanent auprès des pouvoirs publics, et ce " jusqu'au plus haut niveau " comme la Cour des comptes s'en est faite l'écho dans l'un de ces rapports soit dit en passant (extrait).

C'est pourquoi, devant la réalité que certains gestionnaires publics français (qui devraient tester CE QUIZ) préfèrent défendre/protéger le capitalisme de connivence, que défendre/protéger les intérêts sanitaires & financiers du PEUPLE FRANÇAIS, étant donné que prévenir coûtera toujours moins cher que guérir dans le secteur dentaire pour les assurés & assureurs (cf. illustration du CONTINUMM DES SOINS DENTAIRES), et que le secteur de l'assurance fonctionnera toujours en cycle de production inversé7, ces 2 constats fondamentaux m'ont donné l'idée de créer un modèle économique disruptif dans ces 2 secteurs en même temps, un modèle hybride inventé à partir d'une innovation stratégique fruit d'un long travail de R&D dont j'ai supervisé les moindres détails.

L'idée derrière ce modèle développé sous l'enseigne ASSURMEYER est assez simple : valoriser de manière permanente et pérenne dans le temps les synergies importantes entre l'augmentation " côté assurés " des comportements préventifs (objectif sanitaire), et la diminution " côté assureurs " du prix des assurances (objectif financier).

Autrement dit, dans le cadre d'une stratégie globale cohérente avec les attentes/besoins des consommateurs et les objectifs de la stratégie mondiale sur la santé bucco-dentaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)9, l'idée est de sortir nos prospects/clients des marchés " Océan rouge " du dentaire et des assurances qui valorisent (en premier) le " curatif " au détriment des assurés, pour les faire entrer dans le marché " Océan bleu " d'ASSURMEYER qui valorise (en premier) le " préventif " au bénéfice des assurés.

Gérald Demeyer
Président Fondateur

À noter qu'après plus de 15 ans de longues discussions et négociations sur le sujet, l'OMS finalise actuellement un plan d'action mondial qui va (entre autres) obliger les États membres à véritablement s'engager dans la prévention dentaire d'ici à 2023.9

Le lancement officiel d'ASSURMEYER en France, plus particulièrement l'ouverture de l'agence pilote à Lille, est donc prévu au plus tard début 2023, le temps de :

- trouver une solution au statut actuel de passager clandestin (free rider) de l'Etat français & l'Assurance Maladie dans le modèle économique d'ASSURMEYER à cause du conflit d’intérêts précité, d'autant que notre entreprise n'a pas vocation à se substituer à la " responsabilité " de l'Etat en matière de prévention dentaire, ni à assumer (seule) financièrement cette responsabilité. En tout cas, il est grand temps aujourd'hui de remettre de l'ordre dans les +/- 92 millions € dépensés chaque année par les contribuables français en prévention dentaire, surtout lorsqu'on sait que la principale solution préventive " gratuite " financée depuis 1989 avec cet argent public est (déjà) " gratuite " pour plus de 95% des assurés français puisque remboursée par les assureurs sans reste à charge par le biais du marché de la Complémentaire santé ;

- connaître les objectifs OMS que la France devra atteindre en matière de prévention dentaire d'ici à 2030 afin de proposer un partenariat stratégique aux pouvoirs publics concernés pour que les solutions préventives d'ASSURMEYER (du standard au sur mesure selon objectifs/besoins) soient accessibles rapidement à 100% de la population française conformément à la recommandation formulée par la Cour des comptes en 2016 : " Adopter une stratégie de santé publique couvrant l'ensemble de la population ", d'autant qu'au-delà du principe d'égalité qui " exige que toutes les personnes placées dans des situations identiques soient soumises au même régime juridique, soient traitées de la même façon, sans privilège et sans discrimination ", la Constitution française " garantit à tous (...) la protection de la santé " qui est un " droit-créance ".

En attendant, ce site Internet sert de vitrine informative, une sorte de teaser avant le lancement officiel d'ASSURMEYER auprès du grand public qui sera effectué avec une nouvelle identité visuelle et un nouveau site Internet détaillant nos solutions préventives & assurantielles.

1. Le secteur de la prévention santé regroupe 3 niveaux selon l'OMS : La prévention primaire qui a pour but d'éviter l'apparition de la maladie en agissant sur ses causes, elle intervient avant que la maladie ne survienne. La prévention secondaire qui vise à détecter la maladie ou la lésion qui la précède à un stade où la prise en charge efficace des individus malades peut intervenir utilement. La prévention tertiaire qui a pour objectif de diminuer les récidives, les incapacités et a pour vocation de limiter les complications et séquelles d'une maladie.
2. Ce marché est peu connu du grand public car il fonctionne (historiquement) en BtoBtoC. Dans la chaîne de valeur du secteur dentaire, ce marché est situé en " aval " de la prévention primordiale, et en " amont " des marchés soins dentaires conservateurs (prévention secondaire) et soins dentaires prothétiques (prévention tertiaire). Du côté de la demande, 2 clients représentent à ce jour (quasi) 100% du chiffre d'affaires réalisé sur ce marché en France : l'Etat en tant que 1er responsable de la prévention des maladies, et l'Assurance Maladie en tant que 1er assureur santé de plus de 60 millions d'assurés. Dans les commandes publiques alloties (une obligation réglementaire), ce marché peut avoir différentes appellations : Éducation en santé orale, Sensibilisation à la santé orale, Promotion de l'hygiène bucco-dentaire, Information en prévention bucco-dentaire etc...
3. Cette politique se résume à ce jour à un plan d'action national en vigueur depuis 2007. À noter que ce 1er plan de prévention dentaire était censé prendre fin en 2010, mais a été prolongé jusqu'à présent sans aucune évolution notable depuis son lancement en 2005 par le ministre de la santé à cette époque, et ce malgré les recommandations de la Cour des comptes à son sujet, et le (nouveau) code de la commande publique qui est désormais plus clair au sujet du sourcing (cf. guide) et l'innovation dans les marchés publics (cf. guide).
4. ASSURMEYER a été imaginé dans le prolongement de l'association POINT DENTAIRE créée en 2002 pour lancer en France un mobilier urbain dédié à l'hygiène dentaire support d'actions de promotion et d'information en prévention dentaire (cf. article de presse).
5. Ces maladies sont : diabète, maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires, cancers, démence/Alzheimer ... liste non exhaustive.
6. De façon générale, un assureur répercute les dépenses de santé de ses clients dans le prix de vente d'une Complémentaire santé. Cependant, une partie des frais liées à la vente de ce produit d'assurance peut faire l'objet d'une mutualisation dans l'ensemble d'une gamme par souci de compétitivité prix. En effet, un assureur peut décider, dans le cadre de sa stratégie commerciale, de répartir dans la tarification de ses produits certains de ses frais (administratifs, commerciaux, publicité etc...) avec un taux de chargement (secret d'affaires) qui diminue dans une gamme de produits le prix d'une Complémentaire santé, et augmente le prix d'un produit prévoyance, auto, 2 roues, habitation, animaux etc... par exemple (ou inversement). Ce mécanisme de tarification étant généralement ajusté en fonction du ratio combiné global ou par branches des assureurs (cf. vidéo GENERALI).
7. Si dans la plupart des activités commerciales le prix de revient d'un produit est connu avant sa vente, le prix de revient d'un produit d'assurance est lui connu après sa vente. C'est ce qu'on appelle le " cycle de production inversé " qui est le principal pilier du modèle économique des assureurs.
8. À ce propos, le passage de cet article de presse explique très bien pourquoi les assureurs opérant en France investissent peu d'argent dans la prévention santé : " La prévention reste malheureusement le parent pauvre des politiques de santé en France. C’est ainsi que ce type d’investissement ne pèse, selon la Commission européenne, que 2% des dépenses de soins en France, contre une moyenne de 3,1% dans l'Union européenne. Difficile de savoir si les mutuelles font leur part, la plupart ayant refusé de répondre à notre questionnaire détaillé. Et si Harmonie mutuelle affirme y consacrer 5,2% de ses ressources, Swiss Life chiffre ses efforts à seulement 0,8%, tandis qu’Allianz ne prévoit qu’un petit euro par client et par an, contrats collectifs et individuels confondus (soit 2,9 millions d’euros au total). Il faut dire que les économies que les complémentaires pourraient réaliser grâce à ces politiques de prévention ne leur profiteraient qu’en partie, puisqu’une grande part des gains reviendrait à la Sécu, ou même à d’autres assureurs, pour peu que le client concerné ait entre-temps changé de contrat. Signalons quand même quelques initiatives, pour la plupart menées en entreprise, dans le cadre des contrats collectifs. C’est ainsi que certains assureurs recourent à un stylo caméra pour explorer la bouche, aux images adressées à un chirurgien-dentiste, pour télé-expertise. ".
9. Cette stratégie a été votée en mai 2022 lors de la Soixante-Quinzième Assemblée mondiale de la santé. D'ici à 2023, l'OMS la déclinera en un plan d'action mondial, comprenant un cadre de suivi des progrès assorti d'objectifs clairs et mesurables à atteindre d'ici à 2030 par les États membres.

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